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Papa Sow

Il a l’ambition des grands, la modestie d’un digne champion et la persévérance d’un homme conscient des défis qui l’attendent. Papa Sow veut aller très loin. Pour lui, pour ses proches, pour les Parcelles assainies qu’il chérit mais aussi pour Fass dont il veut devenir le « Tigre »…

Les ruelles sablonneuses de l’Unité 19 sont calmes en ce samedi matin. Ce n’est pas difficile de trouver la demeure du lutteur Papa Sow. Le premier interpellé vous le montre du doigt avec volonté. La maison est en chantier. C’est sa mère qui nous accueille avec beaucoup d’égards et nous installe dans le salon en attendant la nouvelle star de la famille Sow. Une famille marquée par la lutte comme le montrent les portraits des lutteurs de Fass accrochés sur les murs du salon.

En effet, le père de famille Boy Sow était un ancien pensionnaire de la célèbre écurie de Fass et « compagnon » de Mbaye Gueye, le premier » tigre » de Fass et non moins frère de Moustapha Gueye. Le frère, Ouza Sow, un enfant terrible de la lutte et aussi une étoile qui commence à pâlir….C’est dans ce cocon familial très influencé par ce sport de combat, qu’est né Papa Sow .

« Ma famille est profondément marquée par la lutte. Ce qui fait que les membres de ma famille sont des habitués. Les jours de combats sont comme les autres jours à la maison. C’est devenu une routine pour eux », explique Papa Sow qui savoure toujours sa dernière victoire contre Boy Seye. La mauvaise passe que traverse son frère, le met au devant de la famille Sow et pourquoi pas la nouvelle relève. « Non, rétorque t-il. Ouza est encore jeune. Et comme sportif, il traverse juste des moments difficiles. C’est à lui de se ressaisir et de surmonter ces difficultés qui peuvent arriver à tout sportif ». Parole de frère !

Sa dernière victoire spectaculaire contre Boy Sèye le place désormais comme un espoir de la lutte et aussi une star. L’intéressé balaie d’un revers de main avec un triomphe modeste. « Je ne suis pas une star, il n’existe pas de star en lutte. Il me reste beaucoup à faire. Ce ne sont juste que des premiers pas et on compte en faire plus », dit-il calmement.

Ambition dévorante

Aujourd’hui, Papa Sow, comme les Modou Lo et autres, est un porte drapeau de cette nouvelle génération de lutteurs qui ont comme zone d’origine, les Parcelles Assainies. Cette localité est en train de donner à l’arène un grand nombre de vedettes. La proximité de la mer y est pour quelque chose.

« Aussi, il y a beaucoup de ténors qui ont fait leurs premiers pas ici », renseigne Papa Sow. Il cite entre autres, son mentor actuel Moustapha Gueye, Balla Beye II et aussi des écuries comme celles de l’école de lutte Manga 2, habitant de la zone et Rock Energie de Modou Lo. Papa Sow, même habitant des Parcelles Assainies, n’a pas fait ses classes dans ces écuries de la zone.

Comme son père et son frère Ouza, il a intégré l’écurie de Fass, « cette université » qui a donné à la lutte sénégalaise de grands noms. C’était en 2000. En 2002, il dispute son premier combat sous la bannière de Fass avec Niabaly 2 non sans difficultés. « Les conseils de mes aînés ont été d’un grand apport pour moi », souligne aujourd’hui celui qui fait partie de l’un des plus grands espoirs de la lutte avec frappe.

Il a d’ailleurs la ferme conscience que dans cette jungle de la lutte, il faut s’armer de patience et travailler durement pour sortir de l’ornière. Ainsi du lundi au vendredi, il s’entraîne avec son écurie à la Zone B de Dakar et revient toujours aux Parcelles Assainies auprès de sa famille et des siens.

Ses ambitions restent intactes : aller le plus loin possible pour subvenir aux besoins de ses parents mais aussi être utile pour sa collectivité. Et pourquoi ne pas être le futur tigre de Fass ? L’homme ne crache pas sur un tel défi. « C’est légitime pour tout lutteur de viser loin, d’être parmi les meilleurs », confie Papa Sow, avec son visage juvénile. Sur ses relations avec les autres lutteurs des Parcelles, il estime qu’elles sont bonnes et « empreintes de respect et de cordialité ».

De même que pour son entourage immédiat et autres hommes politiques de la zone. « J’entretiens de bonnes relations avec l’ancien maire, Mbaye Ndiaye dont les enfants sont mes amis. Moussa Sy, on entretient aussi de bonnes relations. C’est un grand frère pour moi ». Marié et père de famille, Papa conseille à ses amis lutteurs de suivre son exemple afin « d’éviter certains travers ». Il s’est marié très tôt et a trouvé ainsi l’équilibre nécessaire qui lui permettra certainement d’atteindre les cimes de la gloire…

Bay Nar

 

 

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