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Ibou Ndiaye Niokhobaye

Ibou Ndiaye Niokhobaye

IBOU NDIAYE NIOKHOBAYE «AYTHIA, AYTHIA, AYTHIA»Le tambour major devenu micro central

Aythia, Aythia, aythia ! Ce n’est pas la formule traditionnelle pour éloigner des sujets encombrants. Mais le slogan d’Ibou Ndiaye Niokhobaye pour inciter les lutteurs à faire vite lors de leur Touss ou baks. Cela a fini par faire le tour dans le monde entier. Dans cet entretien, Niokhobaye, acteur depuis 1958 dit tout sur ce milieu qu’il qualifie de mafiosi.

 

Présentez-vous

Ibou Ndiaye Niokhobaye : j’étais un ancien batteur de tam-tam qui cheminait avec Pape Diop Boston, ancien lutteur. On était dans la même classe et au fil du temps, je suis devenu son batteur. Dans les mbapatt ou dans l’arène, on a toujours été inséparables. Maintenant, c’est une ancienne gloire et je suis devenu nouveau micro central. Je n’ai plus la force de battre le tam-tam, il ne me reste plus que les paroles. Je fais partie de la lutte, c’est cela Ibou Ndiaye Niokhobaye.

Avec votre vécu, qu’est-ce qui vous a marqué ?

La clé de la connaissance d’autrui est la connaissance de soi-même. Dans la lutte, les anciens montraient du courage et de la bravoure dans leur terroir. Chacun voulait dominer sa parcelle et sa localité. Autre fois, les roturiers ne luttaient pas, mais c’étaient les rois qui le faisaient. Et le vainqueur restait le grand roi, c’était cela la lutte. Maintenant, c’est un facteur de développement qui profite aux jeunes qui y gagnent beaucoup d’argent.

Qu’est-ce qui n’est plus comme avant ?

Les jeunes n’ont pas appris la culture de la lutte, les préceptes. La tradition de la discipline, c’est la lutte pure. Pas la frappe qui est juste une ouverture qui permet d’enclencher des actions. On ne dira jamais après le combat qui a frappé, mais qui a gagné. Il faut que les jeunes apprennent à lutter. La lutte est allée jusqu’en pages 1000. Quand on vous terrasse, vous avez la latitude d’aller vérifier et rectifier vos erreurs dans ce grand livre. On voit rarement les techniques de Soukeurbi, Khatarbi, Weyeulé, Weng, Mbot, Colma, Kal, Pade, Nodiou, Boussoulou qui sont pourtant des prises à portée de mains et de jambes. C’est pourquoi quand ils rencontrent de vrais lutteurs, ils sont terrassés avant d’être prêts. Regardez ce qui s’est passé ce samedi (ndlr : l’entretien a eu lieu le dimanche 3 juillet, lors du combat Ness / Papa Sow) entre Boy Niang II et Sa Cadior. Le dernier nommé voulait corriger Boy Niang II alors que celui-ci avait des intentions de le battre dans la lutte. Pape Diop me disait, il y a de cela très longtemps : quand les lutteurs ont appris à frapper, j’ai appris à feinter les coups.

 

Hyppo Ngarry Et Ibou Ndiaye Niokhobaye

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel est votre secret, vous et votre compère Hyppo Ngary ?

On a un vécu ! Tout micro central ou les pseudos micros centraux ne peuvent rien dire, à part ce que l’on leur a raconté. Nous, on était présent quand Double Less, Mbaye Guèye, Pape Diop étaient là. Et d’autres champions avant ceux-là comme Falaye Baldé, Doudou Baka Sarr, Bécaye III. C’est pourquoi je dis qu’on ne pourra nous remplacer tant qu’on vit. Personne ne peut nous remplacer. Et tout communicateur traditionnel qui se hasarde à prendre le micro central rendra le tablier dans deux week end. Les amateurs leur crieront dessus. C’est un don de Dieu ce qui nous arrive. On a la chance de connaître l’issue d’un combat quand les lutteurs font leur entrée. Depuis 1958 on est dans ce milieu, si on ne sait pas certaines choses, je doute fort que d’autres moins jeunes que nous le peuvent.

Qu’est-ce que vous avez gagné dans l’animation ?

On a la gagné la sympathie des populations, la popularité et les bonnes volontés. On n’a rien gagné. Nos cachets ne dépassent pas cent mille (100.000) francs. Tous les autres reçoivent entre dix et vingt mille (10.000 et 20.000) francs. Les organisateurs ne considèrent pas les micros centraux. C’est pourquoi ma brouille avec Hyppo m’a fait marquée. L’union fait la force et si on avait décidé d’arrêter le micro central, la lutte serait sur quatre appuis. On est la lutte, on est l’animation, on est les lutteurs, on est l’ambiance. Il y a trop de ségrégation dans la lutte et la mafia dont on parlait existe bel et bien.

C’est-à-dire ?

Pourquoi les gens ont peur de nous ? On est des responsables de famille. Dans un passé récent, l’ont disait que la lutte est un milieu de va nus pieds. Maintenant que l’on a réussi à la faire vivre, on veut nous chasser de notre milieu naturel. C’est ce qui nous fait mal.

Source : Geewbi

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