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Bécaye Mbaye

EL HADJI BECAYE MBAYE, ANIMATEUR A LA 2STV «Ancien buujumaan, j’ai échappé de peu à la délinquance»

 

Heureuse qui, comme la femme d’El Hadji Bécaye Mbaye, peut dormir tranquille, sans se soucier d’avoir une coépouse. Pour cause, son Aladji, animateur de «Bantamba» et «Galayabé» à la 2sTv, ne pense pas lui trouver, un jour, une «petite sœur». À l’origine d’une telle attitude, elle l’a assisté vaillamment pendant la période des vaches maigres. Bref, à un moment où assurer le petit-déjeuner relevait du parcours du combattant. Visez la suite.

 

 

Il se susurre que vous avez peur de votre femme… (Il coupe la phrase). Je n’ai pas peur de ma femme et je ne suis pas monogame non plus. Seulement, nous avons vécu ensemble des moments difficiles, où nous n’avions même pas de quoi assurer le petit-déjeuner à nos deux enfants. Nous étions obligés de les calmer en leur demandant d’aller à l’école. Quitte à leur donner de quoi se mettre sous la dent à la récréation. Il y a des choses que je ne peux même pas expliquer. Mais elle était à mes côtés pour supporter toutes ces privations. Aujourd’hui, je n’ose pas lui dire que je vais prendre une seconde épouse. Dieu sait que je rencontre de très belles filles, mais je me retiens à cause de ce passé douloureux. J’ai peur. «Li mouma ji mo rey» (elle tout enduré avec moi). L’amour, ce n’est pas de l’argent. Voilà, je suis obligé d’endurer pour ne pas être ingrat. Dieu merci, j’ai survécu, et aujourd’hui, j’ai tout oublié. El Hadj Ndiaye m’a offert une 4X4 et je gagne bien ma vie. C’est dire que la réussite est au bout de l’effort.

Comment avez-vous vécu votre enfance ? 

J’étais un enfant de la rue, qui aimait cueillir des mangues. J’habitais à Grand-Dakar où je supportais la Ja, avec la génération Fara Gomis, Boy Dakar, Alpha Touré, Aliou Ndiaye, Séga Sakho. Le seul hic, c’est que j’aimais me bagarrer, parce que j’étais maigrichon, comme un squelette vivant. Et il ne se passait pas un jour sans qu’une personne ne vienne se plaindre à la maison à cause de mes bourdes. Un jour, une femme dont j’avais battu l’enfant est venue se plaindre auprès de ma mère, qui était dans la cour en train de faire le linge. Elle lui balance tout de go : «Fatou Mbaye, dis à Bécaye de cesser ses querelles». Et pour maniffester son ras-le-bol, elle lui répond : «Je ne le connais pas, ce n’est pas mon fils (Jourou Mako)». Vous savez, Grand-Dakar est un quartier où il n’y a pas de distraction. Nous n’avions que le stade Demba Diop et les cinémas.

Comment avez-vous fait pour échapper au banditisme ?

Mes parents n’avaient pas les moyens et j’avais peur de les décevoir. Beaucoup de mes amis d’enfance sont passés à côté à cause de l’environnement. Dieu m’a sauvé. Il était plus facile d’être un délinquant que d’être un modèle de réussite dans cette zone. On se réveillait le matin, on quittait la maison pour ne revenir que le soir.

Qu’est-ce que vous faisiez pendant tout ce temps ?

On allait à Tally Ganda, la route qui sépare Liberté 5 et Liberté 6 (ancienne piste). On ne faisait rien, sinon errer et ramasser des objets jetés pour les revendre. J’étais «buujumaan».

À quel âge avez-vous quitté l’école ?

J’ai quitté les bancs dès le primaire.

Il faut nous préciser Bécaye…

Primaire… C’est tout ce que je peux dire et n’insistez pas. D’ailleurs, je ne m’en souviens même plus.

Et qu’est-ce qui a gâché votre cursus scolaire ?

Ndiaga Mbaye, Laye Mboup, l’équipe de la Ja, Boye Bambara, Mbaye Gueye, Robert. À cause d’eux, j’ai raté l’école. Mais aussi, c’est grâce à eux qu’aujourd’hui, je travaille et gagne bien ma vie.

Vous deviez être un vrai Don Juan ?

Nous avions un club : les «Biggis» avec des amis comme Zin Kane, Bara, Mady, qui est décédé. On cotisait chacun 50f pour organiser une soirée. Et figurez-vous, de cet argent, on pouvait faire des beignets, des rafraîchissements, des bonbons… On avait un électrophone (tourne-disques) et, croyez-moi, les filles nous aimaient.

Et qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans votre jeunesse ?

Ma mère. Elle était fatiguée et a sué sang et eau pour nous aider à réussir. Elle s’est battue pour m’emmener en France en 1982.

Quand êtes-vous entré dans la presse ?

C’était en 1997, au Groupe «Walf Fadjri». Il y avait un groupe constitué de Mamoudou Ibra Kane, Reine Marie Faye, Yoro Dia. J’étais un illettré parmi ces diplômés. Toute ma culture générale, je l’ai eue lorsque j’étais en France.

Source: L’observate

Une Réponse

  1. Je vous demande de mettre un peu de français dans vos débats sa nous féra plaisir .

Commentaires

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